Entrevue avec les enfants

Bonjour,

Après plus de 2 mois de voyage en Argentine, nous avons demandé aux enfants de nous partager leurs impressions.  Aucune coupure au montage!  Les réponses étaient préparées à l'avance mais les enfants nous partagent leurs idées de façon spontanée... chapeau aux deux qui étaient très nerveux avant la réalisation de cette tâche authentique...

Ludo - 9 ans




Catherine - 7 ans


Match à la Bombonera

Bonjour...


Représentation artistique du stade
Le futbal est maître ici en Argentine... l'équipe nationale est souvent au cœur des discussions des locaux, la ligue espagnole a également la cote puisque plusieurs argentins, dont Messi, y participent et il y a quelques ligues nationales. La Primera division est le plus haut niveau de futbol en Argentine. Il y a environ 20 équipes professionnelles qui jouent ici même à Buenos Aires au sein des différentes ligues, pensez-y bien, ça fait 20 stades dans une même ville!  Les deux équipes les plus populaires sont River Plate et Boca JR et elles font partie de cette Primera division. Partout en ville, on peut voir des supporteurs qui portent fièrement le maillot de leur équipe préférée.  Nous habitons à environ 2 km du stade des Boca JR et cette équipe joue à la Bombonera (boîte à bonbons).  Boca, comme on les appelle ici, est l'équipe mythique de l'Argentine, elle a des partisans partout dans le pays.
Le jaune et bleu de l'équipe est très évident dans les environs du stade. Bref, depuis notre arrivée, on m'encourage à aller voir un match dans ce petit stade intime d'environ 45 000 places.  J'ai justement eu l'occasion d'aller en voir un avec Ludo dimanche dernier grâce à l'aide d'une connaissance ici au MOCA, notre condo.  C'est pratiquement impossible d'acheter des billets et il faut 7 années d'attente pour avoir une passe de saison. Quant aux sites de revente, ils offrent des billets, mais à des prix exorbitants.  Les billets nous ont été offerts gratuitement et nous n'avons pas pu rater cette belle occasion. C'était toute une ambiance! Tout le monde était en bleu ou jaune ou les deux, ça chantait, ça criait et la passion des partisans était évidente. Une grande portion des gens au stade reste debout pendant toute la partie! Bref, ça ne se compare pas à l'ambiance de nos parties de hockey.  Je suis très content d'être allé vivre cette expérience avec Ludo. Le match? Malgré la dominance de Boca, un but tardif a permis aux visiteurs de se sauver avec un match nul et cela, à la grande déception des partisans locaux. 

Dale BOCA!   Merci à Leandro et Eziquiel pour cette expérience!!!

PS:  J'écris ces lignes sachant que les Sens se dirigent vers la 2e ronde, Go Sens Go!






De grands passionnés ces partisans de BOCA!

Esacapade au pays du Vino - Mendoza




Nous revenons d'une semaine à Mendoza. Nous y sommes allés avec Jo et Donat qui
souhaitaient visiter cette région du pays particulièrement réputée pour ses vignobles et sa beauté en raison de sa proximité des Andes. Inutile de préciser qu'ils n'ont pas eu à nous tordre le bras pour que nous les suivions!


Dès notre arrivée, nous avons senti un changement de rythme. Avec sa population de 120 000 habitants, on parle d'une ville qui fait 1/100 de la taille de Buenos Aires, pas étonnant. En mettant le pied dehors, au premier matin, nous avons pu admirer les Pré-Andes dont certains sommets étaient légèrement enneigés.
Comme c'était notre premier jour à Mendoza, nous avons fait la petite visite guidée classique à bord d'un bus touristique à 2 étages. La belle surprise de la visite en question fut lorsque nous nous sommes promenés dans le parc San Martin d'où certains paysages étaient splendides. Celles qui volent toujours la vedette sont évidemment les montagnes.

Mardi, nous avons pris une excursion guidée pour aller visiter 3 vignobles et 1 oliveraie. La visite de l'oliveraie était très intéressante et délicieuse et le 3e vignoble nous a tout simplement séduits. Leur astuce particulière est de récolter les raisins le soir et la nuit, surtout le malbec dont les vendanges se font plus tôt en saison alors qu'il fait encore très chaud le jour. En procédant de la sorte, ils évitent que les raisins commencent à fermenter avant d'être mis en moût. Bonne nouvelle, ce vignoble exporte ses vins au Canada, il s'appelle Domiciano.
Mercredi était une journée pour les enfants: trecking, rappel et baignade dans des thermes. Le rappel était une première pour toute la famille et nous avons tous apprécié l'expérience. Les guides étaient professionnels, sympathiques et attentifs. Quelle journée! Les 2 enfants sont tombés comme des bûches dans l'autobus du retour.
Jeudi et vendredi, nous avons décidé de louer une voiture, question d'être un peu plus libres de nos allers et venues. Jeudi, nous avons fait une boucle extraordinaire.


Notre boucle
De Mendoza, nous nous sommes rendus à Uspallata par la route 7. Des paysages de vignes sur background montagneux. De là, nous étions déterminés à voir au moins un tout petit peu l'Aconcagua, plus haut sommet des Amériques, 6962 m, mais nous n'avions pas nécessairement envie de parcourir les quelques 200 km pour nous y rendre. On nous a donc recommandé de rentrer à Mendoza par la route du nord, la route 52, d'où nous pourrions apercevoir l'Aconcagua. On nous a avertis que c'était une route de terre jusqu'à Villavicencio et nous avons aussi lu qu'il y aurait 365 virages. Bah! Allons-y nous nous sommes dit, ce sera une belle balade! La route s'est vite transformée en quelque chose qui ressemblait plus à un sentier carrossable. Pour le reste, aucune trace de vie sauf des lamas. Que des montagnes et des paysages plutôt désertiques donnant parfois un sentiment d'être davantage sur la Lune que sur la Terre. Nous avons trouvé le point de vue, à 3100 m d'altitude, d'où nous avons pu apercevoir le FAMEUX Aconcagua. Quelques lamas broutaient au loin. C'était magique. Et puis nous avons amorcé notre lente, très lente descente vers Villavicencio. La portion de cette route porte le joli nom de Caracoles (colimaçon). Nous n'avons pas compté les virages, mais 365 semble assez près du compte. Donat peut vous confirmer que la poignée d'appui qui sert à l'embarquement et au débarquement du véhicule est bien solide. Et merci à notre expert conducteur qui a su être d'une zénitude remarquable dans les circonstances. Nous avons vu beaucoup d'autres lamas sur la route ainsi que des renards. Quelle balade!
Avec le proprio du Mevi
Vendredi, nous souhaitions faire une dernière petite tournée de quelques vignobles. Rares étaient ceux qui étaient ouverts comme c'était vendredi saint. Nous en avons quand même trouvé un, Mevi, qui semblait plus ou moins ouvert au début et qui s'est avéré hyper sympathique. Nous avons fait une dégustation des plus agréables et le chaleureux propriétaire nous a reçus comme s'il n'avait rien de mieux à faire que de s'occuper de nous.
Nous avons dîner dans un resto-jardin près des vignobles et ensuite, c'était le temps de regagner Mendoza pour aller prendre notre vol de retour à BA.
Nous sommes rentrés à la maison enchantés de notre petit périple. Après un dernier souper avec Jo et Donat, nous nous sommes dit au revoir car eux devaient rentrer au Canada le samedi. Pour notre part, c'est non sans joie que nous avons retrouvé le confort de notre petit condo, de nos lits surtout. C'est fou comment rentrer à la maison, peu importe où on se trouve, procure toujours la même impression  réconfortante. Merci Mendoza et merci Jo et Donat pour la belle visite.


Aconcagua, plus haut sommet des Amériques


En route pour Uspullata

Vignes et montages à Mendoza...
Les enfants avec les guides sympathiques


La fameuse route 52... plus de 350 virages...


Voyage à Mendoza...

Bonjour,

Aujourd'hui on célèbre notre 2e mois en Argentine!  Ça sera une
Le paysage qui nous attend...
parilla en soirée afin de souligner le tout. Jo et Donat y et seront. De plus, nous sommes vraiment contents de quitter demain pour Mendoza, province du vin et des montagnes.  Nous prenons l'avion car la ville se trouve à environ 1000 km de Buenos Aires.  Le paysage est sensé nous émerveiller, j'ai vraiment hâte.  Ce petit voyage nous permettra de sortir de notre routine et ça va nous faire du bien. Nous avons loué un condo au centre-ville avec Jo et Donat et nous avons l'intention de visiter quelques vignobles et bodegas pendant notre séjour.



Maison moderne au club...
Je suis allé joué au golf, avec des copains du MOCA, au Campo Los Pinguinos.  J'ai plus ou moins bien joué, mais ça été une journée splendide. Le terrain était entouré de magnifiques maisons (chalets) pour la bourgeoisie de Buenos Aires.  La princesse de la Hollande, qui est Argentine, y possède d'ailleurs une petite cabane, ça vous donne une idée de la clientèle... avec 2 terrains pour le polo, disons que c'était la grosse gomme qui peut se payer une résidence dans le complexe.

Bref, on vous donne des nouvelles de Mendoza la semaine prochaine...


Une petit ''shack'' au bord du golf et d'un terrain de polo...




Pas de wifi depuis une semaine :)

Les détails qui changent un mode de vie...


Hormis le fait que nous habitions BA depuis 2 mois, qu'il fasse à peu près toujours beau et que nous soyons en vacances ici, lesquels ont tous une certaine influence sur notre rythme de vie, ce qui nous affecte au moins tout autant sont d'autres détails qui n'ont rien à voir avec la distance ou le changement de culture.
Vivre sans voiture change tout. Ça semble une évidence et pourtant. Finis donc les achats en grandes quantités. Par conséquent, on a toujours besoin de quelque chose, du lait des fruits, du pain. On consomme donc différemment. Le changement le plus intéressant par contre est plutôt un changement de perspective. Lorsqu'on va quelque part en voiture, on est blindé, on n'est pas exposé à ce qui nous entoure, on voit bien quelques détails avec nos yeux, mais on est beaucoup plus préoccupé par les directives pour se rendre à bon port, par la circulation et on ne recommence à vraiment prendre conscience de ce qui nous entoure qu'une fois rendu à destination. Lorsqu'on marche, toute petite sortie devient une mini aventure. Les odeurs, la lumière et certaines scènes nous frappent de plein fouet. Ici, à BA, les odeurs sont souvent désagréables. Du coup, rencontrer un parc sur notre parcours prend des allures d'oasis et on se rend compte de la beauté et de l'importance de chaque arbre. La pauvreté est une scène quotidienne ici aussi. La pauvreté nous impressionne. La pauvreté nous rend mal à l'aise, la pauvreté nous fait aussi souvent sortir quelques pesos quand c'est trop, quand ce sont des enfants ou des gens malades. La pauvreté nous fait surtout réaliser à quel point nous sommes chanceux.
Vivre à 4, 24 sur 24. Passée la lune de miel, c'est-à-dire environ la première semaine, nous avons vécu quelques semaines plutôt houleuses. On s'impatientait, on se tapait sur les nerfs, ça se chicanait sans arrêt au tennis et on en est vraiment venu à se demander si toute cette aventure était une bonne idée. C'était justement la rentrée ici. Nous nous sommes dit que peut-être il fallait reconsidérer l'option d'inscrire les enfants à l'école ici pour qu'ils aient la chance de changer d'air et qu'on soit plus heureux de se retrouver le soir. On en a parlé avec les enfants. Et puis, tout le monde s'est calmé. C'est comme si on avait compris que si cette belle aventure était pour se poursuivre, il fallait que tout le monde y mette de la patience, beaucoup de patience. Depuis le début de mars donc, l'harmonie est au rendez-vous. Jo et Donat sont arrivés à BA le 20 mars. Toute la famille était très impatiente de les voir ici. On passe beaucoup de temps avec eux. Ils s'intéressent énormément à notre routine argentine et nous avons hâte à notre petite escapade ensemble à Mendoza, la semaine prochaine.
Cuisiner avec des moyens limités. Eh oui, c'est un détail quand on va en camping ou quand on en a pour quelques jours, mais pour moi qui ai plutôt tendance à aimer faire la bouffe, une vielle poêle toute écorchée, un chaudron qui a fait la guerre et un grand plat de pyrex (demandé au propriétaire), c'est peu. J'avais pensé d'apporter mon couteau de chef, heureusement et j'ai aussi acheté quelques essentiels comme une essoreuse à laitue. Pour le reste, je fais des petits miracles chaque jour! Heureusement, j'ai le temps!

Paule :)