De Salta à Tucuman...

Salta la linda! En effet, jolie ville où il fait bon vivre. Fraîche la nuit puisqu'en altitude, ensoleillée le jour, c'est dans un climat parfait que nous en avons trotté les rues et visité quelques musées et églises. Une visite au sommet du Cerro San Bernardo nous a permis d'admirer d'un perspective différente. Nous avons assez vite fait le tour, mais ce qui nous attendait de plus spectaculaire était à l'extérieur de la ville. Nous avons donc loué une voiture pour 2 jours afin d'aller à la rencontre d'une nature encore une fois impressionnante. Jeudi, nous nous sommes rendus jusqu'à Purmamarca pour admirer le Cierro de los Siete Colores (la montagne aux sept couleurs). Les couleurs viennent strictement des roches et des différentes couches de sédiments multicolores qui se superposent pour créer un tableau qu'on dirait presque artificiel. Nous avons ensuite poursuivi notre chemin sur la mythique route 52 en passant par un col atteignant les 4200 m d'altitude pour rejoindre Salinas Grandes. Cette salière est la deuxième plus grande au monde, 625 km carrés, et est d'origine volcanique. Le décor y est pour le moins unique. On dirait un grand lac tout gelé et recouvert d'une couche de neige, mais quand on marche dessus, c'est dur comme de la pierre car c'est évidemment du sel. Impressionnant!
Hier, nous avons mis le CAP vers Cafayate, une petite ville à 200 km au sud de Salta réputée pour ses vignobles et son paysage d'arrière plan andin. On dit souvent que ce n'est pas la destination qui compte mais bien le voyage. Cette expression n'a jamais été aussi vraie que pour ce petit périple. La route 68 qui relie les deux villes passe par les Quebracas de las Conchas, une soixantaine de kilomètres qu'on pourrait comparer aux Grands Canyons... MULTICOLORES. À couper le souffle à l'aller comme au retour. Le défi ultime est de ne pas s'arrêter à toutes les cinq minutes pour prendre une autre photo! Cette route est la plus belle qu'il m'ait été donné d'emprunter de toute ma vie. 
Aujourd'hui, destination Tucuman, berceau de l'indépendance argentine et ville natale de Mercedes Sosa. Deux jours à Tucuman avant d'entamer le lent décompte du retour au pays. Nous reprendrons un dernier autobus de nuit pour rentrer à BsAs où nous passerons 2 dernières journées pour magasiner des souvenirs et revoir nos amis Portenos. On fait le plein de nos dernière images, on s'imprègne de nos derniers souvenirs et on se retient d'avoir trop hâte de rentrer. Mais la fin d'un long voyage est un peu comme un marathon. Psychologiquement, on se sent gagnés par une certaine nostalgie à constater que le temps ait pu passer si vite et en même temps, on est tout fébriles à l'idée de retrouver notre famille, nos amis et notre lit! À bientôt.
































Les Argentins...

Un proprio qui danse avec les enfants à Iguazu!
En route pour notre dernière destination argentine, Salta. La région du nord-ouest de l'Argentine qui comprend Jujuy, Salta et Tucuman a la réputation d'être la plus emblématique, la plus authentique de son pays. On s'attend donc à y rencontrer, enfin, les «vrais» Argentins! Blague à part, j'ai bien hâte de voir, mais toute l'Argentine et ses habitants m'apparaissent déjà comme plutôt authentiques. C'est quoi un Argentin authentique? Je dirais d'abord relaxe, j'ai rarement vu un Argentin s'énerver, crier ou être hors de lui. Ensuite, plus enclins que nous à prendre le temps pour faire la conversation. Je suis certaine qu'ils sont tout aussi occupés que nous. Seulement, ils ont le chic de ne pas nous le faire sentir. Le côté peut-être moins agréable de cette qualité, d'une perspective efficacement canadienne, c'est que les Argentins ne sont pas si pressés non plus, alors le service à la clientèle est souvent décourageant de lenteur. Ajoutez à cela une bureaucratie omniprésente et vous aurez parfois l'impression d'être dans la maison qui rend fou des 12 travaux d'Astérix! Chaleureux. Ce petit bisou, un seul, qu'ils vous donnent sur la joue droite lorsqu'ils vous rencontrent pour la première fois et lorsqu'ils vous disent au revoir, même si ça ne fait que 2 minutes qu'ils vous connaissent est le même qui est échangé entre tous les adultes, et les enfants, d'un homme à un autre aussi, entres des collègues de travail, des employés d'une boucherie ou d'une compagnie aérienne. Partout, ce petit bisou est pour moi le symbole d'un peuple qui prend le temps d'être tendre et attentionné avec son entourage. J'adore. Les Argentins sont également très tolérants envers les enfants. Quand on voyage avec une marmaille qui sait se faire remarquer, c'est toujours rassurant d'entendre un serveur nous dire, comme pour nous rassurer: «Son chicos!» Les adolescents d'ici ont d'ailleurs cette même  courtoisie et démontrent un certain attendrissement lorsqu'ils inter-agissent avec les plus petits. Une dernière caractéristique que j'apprécie des Argentins est celle d'être vrais. Ils n'essaient pas de paraître plus que ce qu'ils sont. Les grosses voitures de luxe sont proportionnellement plus rares ici qu'ailleurs, les vêtements sont sobres et les femmes sont généralement bien mises sans être outrageusement coquettes. Les sujets de conversation tournent rarement autour de l'argent et ils ne se coincent pas avec l'hygiène ou l'étiquette quand vient le temps de vous faire goûter à leur nourriture ou à leur boisson: ils vous tendent simplement leur propre fourchette ou leur propre verre! Je généralise, évidemment, en écrivant tout ça, mais en 4 mois, je dirais que ces observations répétées m'ont permis de prendre un léger recul par rapport à notre façon de vivre, à notre façon de nous traiter les uns les autres, en tant que canadiens performants et pressés. J'en prends donc une petite leçon de zénitude que je tenterai de mettre en oeuvre dans mon quotidien, même, qui sait, lorsque je serai de retour au travail. Vamos a ver!


Une partie de cartes au Parc Lezama...


Un musicien à San Telmo

Ils sont mordus du foot...

Un prêtre sympathique à Barracas...

Un entraîneur attentif à Mendoza

Un proprio de Vignole qui prend le temps de nous servir à Mendoza....

Juan Cruz, un ami du tennis, en maintenant un partisan des Sens!

Les amies du MOCA...

Le chef du MOCA, Aldo!

Paul et Gerardo, un copain du MOCA

Un groupe généreux!

Des partenaires de tennis...

Un ''coach patient...

L'école de tennis...

Un gardien triste de nous voir quitter...

Une présence constante...

Ils aiment leur musique... à El Calafate...

Des musiciens de tous les âges à Buenos Aires...

Iguazu - les chutes et de la pluie

Un paysage unique...
Destination finale avec nos amis floridiens, les chutes d'Iguazu. Une splendeur, rien de moins. Nous avons visité les chutes, côté argentin, toute la journée mardi. La force qui se dégage de ces 275 chutes, le bruit de fond et la bruine ambiante donnent lieu à un spectacle multi-sensoriel naturel hors du commun. Comme au glacier de Perito Moreno, on peut dire que les Argentins ont le sens de la passerelle! Les multiples galeries et plates-formes d'observation, dont certaines sont presque dans les chutes, permettent d'apprécier le déferlement déchaîné des cascades. Un petit train permet aussi d'accéder aux points de départ des différents circuits, à la grande joie des enfants. Les nombreux coatis, très sociables et mignons comme tout, ajoutent également au plaisir de déambuler dans le parc. Un endroit purement magique!

Hier, nous avions projeté de faire la visite des chutes côté brésilien sans visa brésilien. Après avoir consulté quelques blogues, nous avons changé d'idée car c'était trop risqué. Nous nous sommes rabattus sur la visite d'un refuge pour animaux des plus instructifs et avons eu la chance de voir des toucans.
Aujourd'hui, des pluies diluviennes nous forcent à changer nos plans. Au lieu d'aller faire du rappel et de la tyrolienne, nous restons à l'hôtel à jouer aux cartes avec nos 4 enfants en tentant tant bien que mal de conserver notre santé mentale. Demain, retour à BsAs d'où nos amis rentreront à la maison et d'où nous entamerons notre dernière boucle vers le nord ouest direction Tucuman, Salta, Jujuy. Hasta pronto!

En sortant de notre visite d'un refuge...

Pizza, avec des boulettes... délicieux!!!

Un petit GIF devant les chutes...

Les Floridiens à Iguazu

Une partie des chutes vue de loin...

Paule... ma douce!

Environ 275 chutes en total...

La photo classique à la Gorge du Diable...

Époustouflantes, ces chutes...

Tres fronteras... Vue du Parguay à gauche, le Brésil à droite
depuis les berges de l'Argentine...