La prohibicon de Amar au Teatro Colòn

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Teatro Colòn
Buenos Aires est un centre artistique foisonnant et l'offre de spectacles est aussi nombreuse que variée. Le Teatro Colòn est une véritable institution et sa renommée rivalise avec des salles comme la Scalla de Milan et l'Opéra de Moscou. C'est, entre autres, la maison d'accueil de l'orchestre philarmonique de Buenos Aires et on y présente également des pièces de théâtre et des opéras. La salle est en fait tellement majestueuse que la visite du théâtre est à elle seule une attraction touristique majeure. Nous avons choisi d'aller y voir un opéra. Vendredi dernier donc, nous avons enfilé tout ce que nous avions de plus chic comme vêtements (!!!) et nous sommes allés assister à la Prohibicion de Amar (la défense d'aimer) de Wagner. Contrairement aux autres opéras de Wagner qui sont généralement sombres et graves, la Prohibicion de Amar est drôle et léger, parfait pour un public plus jeune. Une mise en scène fraîche et actualisée est venue ajouter une touche ludique à cette soirée presque parfaite.
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La vue d'ensemble de la salle et de la scène depuis nos sièges ressemblait à ceci.

Nous avons d'abord gravi les 5 étages d'un escalier massif et tout orné qui nous menait à nos sièges. Ainsi perchés, il fallait nous avancer les fesses sur le bord de nos sièges et nous appuyer sur la balustrade pour bien voir la scène. Et quelle vue! Des étages de balcons sculptés et datant d'une autre époque nous donnaient carrément l'impression d'être dans un film. De plus, on pouvait voir tout l'orchestre. Avant même que le spectacle ne commence, on en avait déjà plein les yeux. Il ne nous restait plus qu'à s'en mettre plein les oreilles! La perfection sonore suivit. Après 75 minutes, les estomacs des enfants commencèrent à réclamer autre chose que de la musique, ce qui était un peu légitime à 21h15. Heureusement qu'il y avait une entracte à 21h30. Nous avons traversé le boulevard 9 de Julio, 16 voies quand même, comme des flèches pour aller avaler en vitesse une pointe de pizza. Nous sommes revenus juste à temps pour la suite de la pièce. La primadonna, Lise Davidsen, nous a beaucoup impressionnés, mais tous les chanteurs, incluant ceux du choeur, ainsi que l'orchestre, nous ont séduits du début à la fin.
La soirée aurait été parfaite si, en rentrant à la maison, mon téléphone cellulaire s'était toujours trouvé dans mon sac à mains. A-t-il glissé hors de mon sac mal fermé pendant la représentation ou un pique-pocket habile me l'a-t-il subtilisé pendant la hâte de notre casse-croûte ou dans l'autobus? Je ne le saurai jamais, mais les avertissements répétés des Argentins quant au risque de se faire voler se sont malheureusement concrétisés et c'est avec un sentiment plus amère que doux que je me suis endormie.

Paule




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